Fabuleuse base pour les grands carrossiers en mal de châssis au milieu des années 50, la Citroën DS allait prolonger l'activité d'Henri Chapron pendant plus de 20 ans. Découvrez cette épopée avec l'interview de Vincent Crescia qui les restaure avec passion.
Par Jean-Marc Kohler
Avec la fin de Delahaye, Delage et Talbot, au milieu des années 50 les grands carrossiers français sont à l'agonie. Avec l'arrivée de la Citroën DS, Henri Chapron et ses compagnons de Levallois allaient prolonger leur histoire de vingt ans. Les premières esquisses de la DS de Flaminio Bertoni laissaient augurer d'une possibilité de décliner la berline profilée en cabriolet élégant. La rentabilité d'un tel projet rebutait cependant l'usine du Quai de Javel. Henri Chapron trouva sa planche de salut et proposa en 1958 son interprétation, sur la base d'une berline ID 19 coupée et renforcée, d'un cabriolet sans nom.
Pour mieux cerner cette épopée, voici l'interview de Vincent Crescia qui les restaure totalement dans son atelier de St-Blaise et les collectionne dans son musée de Wavre:
- Comment démarre la collaboration Chapron – Citroën ?
- Vincent Crescia: Pour le salon de Paris 1958, Henri Chapron sellier carrossier à Levallois présente deux réalisations sur base DS 19, le cabriolet "sans nom" et un coach appelé "Le Paris". Ces deux modèles sont issus d'une base de berline conventionnelle, conservant les portes avant d'origine. Ce détail est très important car on le vérifie à la présence d'un seul téton de cric le long du longeron à la hauteur du pied milieu et les ailes arrières sont encore celles de la berline, sans découpe de passage de roue et joint visible avec le panneau latéral en polyester qui remplace les portes arrières. Pour remplacer une roue arrière, il fallait comme sur la berline déposer l'aile arrière. Si les lignes globales des modèles Chapron 1958 plaisent, ces détails de carrossage ne font pas l'unanimité. En 1959, le cabriolet prend le nom de "La Croisette" et est modifié comme le coach "Le Paris" avec des portes allongées.
- Vous semblez bien connaître le modèle "Le Paris" ?
- Assurément, j'ai restauré un rescapé de l'année modèle 1959 qui était en dentelle. Mais le défi valait le coup, il n'en reste que 3 pièces recensées. Sur ce millésime, Chapron a avec l'aide de ses stylistes trouvé une solution pour améliorer l'assemblage de l'aile arrière avec le panneau latéral en réalisant un joint en métal chromé. Cette pièce est un véritable cauchemar à ajuster, aussi dès l'année modèle suivante, l'aile arrière ne fait plus qu'un avec le panneau latéral, l'ensemble gagne en beauté. Un autre élément spécifique est le pavillon du coach, très en rondeurs. Il est déjà utilisé par le carrossier sur les coupés Renault Frégate et Peugeot 403. A cause de ces formes rebondies, en rupture avec l'aspect en os de seiche de la DS, le coach est surnommé "Le Bossu". Sur ma voiture, le pavillon était en dentelles, aussi j'en connais toutes les courbures qu'il m'a fallu reformer avec de la tôle saine.
- On entend souvent le mot "corrosion" associé à Chapron :
- Hélas, si Chapron était à l'origine un sellier de première force, ses réalisations en carrosserie acier n'ont bénéficié d'aucune protection contre la rouille. Les tôles n'étaient pas vraiment soudées avec soin, loin s'en faut. En réalisant des caissons fermés et non protégés, la rouille y trouvait un nid douillet. Extrêmement rares sont les modèles retrouvés sains actuellement. Le bac de capote des cabriolets souffrait de quelques erreurs de conception, l'écoulement de l'eau de ruissellement s'évacuant par des écoulements mal adaptés qui favorisaient la condensation perforante. Les ailes arrières spécifiques conservaient aussi allégrement l'humidité
- Expliquez-nous la genèse du cabriolet "usine" :
- Du côté des services commerciaux de Citroën on est convaincu qu'un cabriolet est nécessaire au catalogue. L'usine ne voulant pas en assumer la construction, une collaboration avec Chapron est la solution idéale pour les deux parties. Le dessin retenu par l'usine est très proche du modèle La Croisette de Chapron. Celui-ci doit alors abandonner la construction de ce modèle. Le prototype du cabriolet "usine" est présenté à la presse au Pré-Catelan le 31 août 1960. Il repose sur une embase spécifique dérivée de celles des breaks, avec renforts des longerons vers l'arrière et deux tétons pour le cric, afin d'éviter des risques de cintrage de la coque, les ailes arrières présentant une échancrure pour déposer la roue. Le longeron est encore renforcé à la hauteur du pied milieu qui est absent et le pied arrière est tronqué à la hauteur de la planche arrière. Les pare-chocs arrières ont des retours latéraux plus prononcés et des feux ronds Lucas sont montés à l'arrière. Aux angles de capote, des répétiteurs de clignotants en forme de boomerang identifient immédiatement cette version, sauf sur les modèles "Export U.S.A." pour cause de législation draconienne. Par la suite, Chapron recevra aussi des embases spécifiques pour ses réalisations personnelles, modèles cabriolet Le Caddy, coupé Le Dandy et coach Le Concorde disponibles avec les mécaniques DS ou ID 19. Les cabriolets "usine" sont évidemment disponibles avec les deux mécaniques, l'ID étant une version simplifiée de la DS, sans direction assistée et avec une boite à vitesse mécanique tout en conservant la fabuleuse suspension hydropneumatique.
- Quelle cote prennent ces modèles, finalement tous sortis de chez Chapron ?
- Ils ont un point commun, leur mode de construction, et leur faiblesse face au vieillissement. Les travaux à prévoir, 1500 à 1800 heures, font grimper la facture. Si jusqu'à présent les modèles construits sur mécanique DS ont pris la tête, la plus grande rareté ( 112 unités construites) des versions ID les rattrapent. Bien évidemment, certaines réalisation purement Chapron, devenues très rares, font grimper l'adrénaline des collectionneurs. Mes dernières restaurations réalisées, toujours avec des pièces d'origine, boulonnerie comprises, ont été plébiscitées à Retromobile notamment. Les vendeurs le savent, aussi les transactions des dernières enchères ont affiché des sommes rondelettes. En décembre 2004 à Paris , un cabriolet "usine export U.S.A." est parti à 72000 € (réd. restauré ailleurs). Depuis, on peut ajouter au moins 30% …
On parle aussi de copies…
- Ah, ça c'est un véritable scandale ! On peut facilement imaginer que des centaines d'exemplaires existent. Un spécialiste aux Pays Bas propose ses services sur Internet pour couper une berline et la transformer en cabriolet pour 60000 € en sus de la berline à fournir. Dans ce cas, un seul téton de cric sera présent comme sur les réalisations Chapron d'avant 1960 et d'après 1971 issues de berlines coupées, lorsque l'usine décide l'arrêt de production de son cabriolet et la fourniture d'embases spécifiques. Les vrais modèles usines ont été assemblés à 1365 unités (selon les mains courantes Citroën) et les réalisations officielles Chapron toutes versions confondues (voir tableau) à 289 unités. Tout le reste n'est que de la m… payée au prix de l'or !
- Les appellations Chapron ont de la classe :
- L'élégance française avait pignon sur rue avant-guerre. Dans les années 50, des noms fleurant bon une certaine insouciance et les vacances sonnaient bien pour les clients qui déboursaient au minimum deux fois le prix d'une berline ID/DS de série.
Admettez que les dénominations La Croisette, Le Caddy, Palm-Beach pour les cabriolets, Le Paris, Le Concorde et Le Léman pour les coach, Le Dandy pour le coupé, Majesty et Lorraine pour les berlines qui évoluent au fil des années modèles des DS/ID de série. En 1965, les ailes saillantes des versions Chapron marquent une première évolution stylistique différente de l'usine et dès 1968, le nouvel avant avec les phares directionnels sous vitrage est au rendez-vous sur tous les modèles. Des modifications ou finitions spécifiques sont aussi réalisées pour le compte Citroën : finitions prestige sur DS, malle arrière plate avec lunette arrière plus droite sur toutes DS, versions découvrables (toit ouvrant breveté Chapron), DS Présidentielle pour Charles de Gaulle en 1968. En fin de carrière, les établissements Chapron réaliseront encore 8 SM Opéra à 4 portes et 7 cabriolets SM Mylord, avant leur fermeture définitive en 1986.
- Quelles particularités trouve-t-on sur les différents modèles ?
- Aucune interchangeabilité des pièces ! Même les portes ne peuvent être échangées entre modèles Chapron, c'était véritablement de l'artisanat.
Les moulures étaient spécifiques et fabriquées au fur et à mesure des modèles assemblés. Lors de refabrication, souvent ces pièces sont tellement bosselées ou corrodées, il faut méticuleusement relever les cotes et s'armer de patience et de minutie. Certains détails étaient laissés à l'appréciation du client, aussi par exemple, la sellerie d'un modèle Palm-Beach évolue au fil des ans. D'autre part, les combinaisons de coloris de carrosserie, intérieur et sellerie, tissus de capote variaient-ils au fil des modèles. Un accès privilégié aux archives Chapron me permet de respecter l'origine, seule valeur à mes yeux. Des plans d'époque m'aident et pour le reste, l'observation au démontage fait le reste. La mécanique des suspensions hydropneumatiques fonctionne grâce à des tolérances au micron, pour le reste, la grande précision est aussi nécessaire.
Avec les années, les modèles non encore recensés deviennent rares, aussi dès qu'une rumeur de découverte circule, le microcosme s'agite. Souvent j'interviens dans la résurrection, pour un client ou pour mon compte…
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fin connaisseur Citroën et spécialiste des modèles Chapron, Vincent Crescia marche sur les traces de son père Bruno.
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Remontage minutieux d'un cabriolet DS 21 "usine" 1967.
Même la boulonnerie est neuve et… conforme à l'origine. |
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Coach Le Paris 1959, détail du jonc d'aile chromé séparant le panneau en fibre de verre et l'aile arrière encore amovible.
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Coupé Le Dandy, les créations propre à Henri Chapron portent leur appellation sur les ailes avant, juste au-dessus de la moulure chromée courant le long de l'aile.
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Cabriolet DS 21 1968 "usine" (clignoteurs Boomerang) avec sellerie en cuir, la spécialité de Chapron qui débuta comme sellier garnisseur.
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Intérieur de la DS 21 Prestige carburateur 1971, ex Philippe Bouvard. |
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Les premières générations de DS avaient des ailes "cendrier" pour mieux aérer le moteur. Sur le coach Le Paris 1959, ceux-ci sont chromés. La moulure au sommet de l'aile, une caractéristique Chapron, a aussi équipé des cabriolets "usine" pour l'export.
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Bas de caisse en aluminium gaufré entouré de moulures chromées et monogramme Henri Chapron qui signait ses propres modèles sur base DS/ID.
Les Citroën du carrossier Henri Chapron: Cette planche aide à s'y retrouver parmi les nombreux modèles sortis des ateliers Chapron à Levallois.
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Né le 2 juillet 1969.
Marié, une fille prénommée Lorraine, comme une des créations de Chapron.
Depuis l'enfance Vincent a été entouré de Citroën, son père Bruno ayant été chef d'atelier de la concession de Neuchâtel avant de se mettre à son compte et devenir agent local Citroën. Le fiston s'est littéralement passionné par les modèles issus du Quai de Javel. A l'adolescence, son futur était tracé, sous le signe des chevrons. Le liquide hydraulique minéral qui fait vivre les suspensions coulera aussi dans ses veines.
Reprend le garage familial au décès de son père en novembre 2001.
Le 10 décembre de la même année, inauguration du musée privé à Wavre dans un ancien parc avicole superbement transformé.
Depuis 2004, se consacre exclusivement à la restauration de voitures de collection, des Citroën principalement. Clientèle dans toute l'Europe. Expose à Retromobile à Paris depuis 3 ans. |
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La Croisette
cabriolet |
Le Paris
coach |
Le Caddy
cabriolet |
Le Dandy
coupé |
Palm-Beach
cabriolet |
Concorde
coach |
Le Léman
coach |
Majesty
berline |
Lorraine
berline |
DS Présidentielle |
DS Cabriolet usine |
Dont DS |
Dont ID |
Prod. |
52 |
9 |
34 |
52 |
32 |
38 |
24 |
27 |
20 |
1 |
1365 |
1253 |
112 |
1958 |
X |
X |
X |
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1959 |
X |
X |
X |
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1960 |
X |
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X |
X |
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X |
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1961 |
X |
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X |
X |
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X |
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X |
131 |
31 |
1962 |
X |
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X |
X |
X |
X |
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X |
181 |
32 |
1963 |
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X |
X |
X |
X |
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X |
207 |
38 |
1964 |
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X |
X |
X |
X |
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X |
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X |
179 |
5 |
1965 |
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X |
X |
X |
X |
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X |
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X |
124 |
6 |
1966 |
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X |
X |
X |
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X |
X |
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X |
136 |
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1967 |
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X |
X |
X |
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X |
X |
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X |
91 |
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1968 |
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X |
X |
X |
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X |
X |
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X |
X |
95 |
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1969 |
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X |
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X |
X |
X |
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X |
50 |
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1970 |
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X |
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X |
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X |
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X |
40 |
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1971 |
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X |
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X |
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X |
19 |
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1972 |
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X |
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X |
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X |
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1973 |
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X |
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1974 |
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X |
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1975 |
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X |
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- Jusqu'en 1960 les créations Chapron sont issues de bases berlines ID/DS
- En 1961 le cabriolet DS 19 "usine" est affiché 22040 NF, le double de la berline équivalente…
- De 1961 jusqu'en 1971 sur bases spécifiques renforcées (2 tétons de cric) communes aux cabriolets "usine" et créations Chapron.
- Dès 1972 à nouveau sur bases berlines coupées.
- En 1962, Hassan II Roi du Maroc commande un cabriolet DS 19 portes allongées de 20 cm s'ouvrant à l'envers, capote électrique. Le passager pourra se tenir debout aussi bien à l'avant qu'à l'arrière, le siège avant droit coulissant spécialement. Prix export de 38500 NF. Délai de livraison 6 mois. Couleur ivoire avec armoiries royales assorties et filets.
- 1365 exemplaires de cabriolet "usine" fabriqués en 10 ans dont 770 DS 19, 483 DS 21 et 112 ID 19 (supprimée en 1965, version DS boite mécanique disponible)
- Dès 1966 mécanique DS 21, 1970 DS 21 injection électronique.
- Modèles Chapron avec ailes saillantes dès 1965, disponibles en potion avec pare-brise rabaissé de 50mm.
- Nouvel avant dès 1968 sur tous modèles, phares directionnels sous verre.
- Version "usine" référence pièces DS, versions Chapron référence HC.
- De l'année modèle 1962 (29.08.61) jusqu'au 27.08.67 numéros de série des cabriolets "usine" séparés des berlines. Avant et après ces dates, mêlées aux berlines selon la main courante Citroën.
- Un dernier cabriolet DS 21 carburateur bleu orient quitte le 14.02.1977 les ateliers Chapron pour la somme de 70000.- francs français hors taxes.